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Métaphysique - Aristote

 

La Métaphysique constitue un des sommets de la philosophie de l’Antiquité et eut une influence fondamentale sur toute la métaphysique et philosophie postérieures.

 

 

Géocentrisme : Le géocentrisme est un modèle physique ancien selon lequel la Terre se trouve immobile, au centre de l'univers. Cette théorie date de l'Antiquité et a été notamment défendue par Aristote et Ptolémée. Elle a duré jusqu’à la fin du XVe siècle pendant la Renaissance pour être progressivement remplacée par l'héliocentrisme, selon lequel la Terre tourne autour du Soleil. Le modèle de Ptolémée a été abandonné à la suite de la précision croissante des mesures qui ne permettait plus de tolérer les erreurs qu'il engendrait.

 

 

Héliocentrisme : L'héliocentrisme est une théorie physique qui s'oppose au géocentrisme en plaçant le Soleil (plutôt que la Terre) au centre de l'Univers. D’après les variantes plus modernes, le Soleil n'est plus le centre de l'Univers, mais un point relatif autour duquel s'organise notre propre système solaire. L'héliocentrisme fut l'objet d'interdits religieux, d'abord de la part des Protestants (Luther condamna Copernic), puis après une période d'intérêt par l'Église catholique en 1616. Les interdits furent levés en 1757 par Benoît XIV.  (Léonard de Vinci était mort depuis 238 ans).

Almageste - Ptolémée

 

Date de parution : IIe siècle

 

Cette oeuvre constitue la somme des connaissances les plus avancées de l'Antiquité en mathématiques et en astronomie.

Ptolémée y propose une théorie géométrique pour décrire les mouvements des planètes, de la Lune et du Soleil. Elles resteront la référence pendant de nombreux siècles dans les mondes occidentaux et arabes. L'Univers y est conçu comme géocentrique, ce qui a livré l'ouvrage à l'oubli à la fin de la Renaissance, quand le modèle héliocentrique de Copernic, Kepler et Galilée a fini par s'imposer malgré les réticences de l'Église.

Novum Organum - Francis Bacon

 

Date de parution : 1620

 

Le Novum organum est l'œuvre majeure du philosophe britannique Francis Bacon, Le titre signifie « nouvel outil », faisant référence à l’Organon d'Aristote (c'est-à-dire son traité sur la logique et le syllogisme). Dans le Novum organum, Bacon développe un nouveau système de logique qu'il estime supérieur à l'ancienne méthode du syllogisme (voir définition en dessous). Il y accorde une place centrale, pour les progrès scientifiques, à l'expérimentation, ce qui lui vaut d'être considéré comme le père de l'empirisme moderne. Cette œuvre garde toutefois une importance capitale dans le développement historique de la méthode scientifique. Ainsi, dans les sciences de la nature, une stratégie d'observation attentive et patiente est toujours nécessaire, et en ce sens Darwin sera encore redevable à Bacon dans son livre sur L'origine des espèces.

 

Syllogisme : Le syllogisme est un mode de raisonnement exposé il y a 2400 ans par Aristote. Le raisonnement consiste en deux propositions dont on déduit une troisième.

 

Exemple de syllogisme : 1. Tous les hommes sont mortels;

                                              2. Or, tous les rois sont des hommes;

                                              3. Donc tous les rois sont mortels.

 

Ce mode de raisonnement possède donc des failles :

- les paralogismes, qui sont des syllogismes rendus faux par ignorance des règles ou par manque d'attention.

- les sophismes, qui sont volontairement tordus.

 

Exemple de paralogisme : 1. Tous les chats sont mortels;

                                                 2. Or, Vincent Lagaf' est mortel;

                                                 3. Donc Vincent Lagaf' est un chat.

 

Exemple de sophisme : 1. Si vous n'êtes pas avec moi, vous êtes contre moi;

                                            2. Or, vous n'êtes pas avec moi;

                                            3. Donc vous êtes contre moi. (raisonnement correct émanant d'une proposition fallacieuse)

 

 

 

 

 

 

Dialogue sur les deux grands systèmes du monde - Galilée

 

Date de parution : 1632

 

L'ouvrage est rédigé comme un dialogue entre trois personnes, la première favorable au système héliocentrique de Copernic, la deuxième au système géocentrique de Ptolémée, et la troisième sans opinion préalable sur la question. Galilée laisse clairement entendre sa préférence pour les thèses héliocentriques, alors interdites par l'Église catholique romaine.

La publication de cet ouvrage eut un retentissement particulier en Europe, du fait du procès de l'Église catholique qui fut intenté à Galilée en 1632 et 1633, pour cet ouvrage qui contrevenait aux interdictions des écrits favorables à l'héliocentrisme, survenues en 1616.

Descartes apprit l'issue du procès de Galilée en novembre 1633. Il  avait lui-même écrit un traité du monde et de la lumière. Pensant que ce projet était risqué pour lui, il renonça à publier cet ouvrage, et se lança dans une carrière philosophique. C'est de là que viennent le Discours de la méthode (1637), les méditations métaphysiques (1641), les Principes de la philosophie (1644), etc.

 

Discours de la méthode - René Descartes

 

Date de parution : 1637

 

Le Discours de la méthode est un texte philosophique publié anonymement par René Descartes à Leyde le 8 juin 1637.

Ce discours marque une rupture avec la tradition scolastique, jugée trop « spéculative » par Descartes, et se présente plutôt comme un plaidoyer pour une nouvelle fondation des sciences, sur des bases plus solides, et en faveur du progrès des techniques.

Il a été rédigé directement en français, langue vulgaire, Descartes voulant par là s’opposer à la tradition scolastique (qui avait pour habitude d’écrire en latin) et s’adresser à un public plus large que les savants et les théologiens. Il souhaitait « être compris des femmes et des enfants ».

 

scolastique : La scolastique (du latin schola, ae, « école », issu lui-même du grec σχολή, skolê, qui signifie « arrêt de travail », ou bien « loisir consacré à l'étude ») est la philosophie développée et enseignée au Moyen Âge dans les universités : elle vise à concilier l'apport de la philosophie grecque (particulièrement l'enseignement d'Aristote et des péripatéticiens) avec la théologie chrétienne héritée des Pères de l'Église. De ce fait, on peut dire qu'elle est un courant de la philosophie médiévale.

 

Pères de l'Église : Depuis le XVème siècle, l'historiographie moderne appelle Pères de l'Église des auteurs ecclésiastiques, généralement (mais non exclusivement) des évêques, dont les écrits, les actes et l'exemple moral ont contribué à établir et à défendre la doctrine chrétienne. Ils ont exercé une influence considérable sur de multiples aspects de la doctrine chrétienne.

Copernic :  Né en 1473, chanoine, médecin, mathématicien, économiste et astronome polonais célèbre pour avoir développé (en observant le ciel à l'oeil nu) et défendu la théorie de l'héliocentrisme.

 

 

L'Origine des espèces - Charles Darwin

 

Date de parution : 1859

 

Cet ouvrage est considéré comme le texte fondateur de la théorie de l'évolution. Dans ce livre, Darwin présente la théorie scientifique de l'évolution des espèces vivantes à partir d'autres espèces généralement éteintes, au moyen de la sélection naturelle. Darwin avance un ensemble de preuves montrant que les espèces n'ont pas été créées indépendamment et ne sont pas immuables.

Diverses idées évolutionnistes avaient déjà été proposées pour expliquer les nouvelles découvertes en biologie. Il y avait un soutien croissant à de telles idées parmi les dissidents anatomistes et le grand public, mais au cours de la première moitié du XIXe siècle l’establishment scientifique anglais était étroitement lié à l'Église d'Angleterre. La science faisait partie de la théologie naturelle et n'était alors pas indépendante des dogmes chrétiens. Les idées sur la transmutation des espèces étaient controversées, entrant en conflit avec les croyances que les espèces étaient immuables et faisaient partie d’une hiérarchie conçue par Dieu et que les humains étaient uniques, sans rapport avec d’autres animaux. Les implications politiques et théologiques étaient intensément débattues, mais la transmutation n’était pas acceptée par le grand public scientifique au moment de la publication de L'origine des espèces.

Cet ouvrage, accessible au grand public et non pas uniquement aux spécialistes, eut un retentissement énorme et fit l'objet d'intenses débats.

 

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